Le dessinateur Jacques Ferrandez et le chef cuisinier Yves Camdeborde

le 1 avril, 2015 Média Pas de commentaires

pour leur album Frères de terroirs-carnet de croqueurs paru aux éditions Rue de Sèvres – tome 1: Hiver et Printemps


Le nom de Marcel Lapierre est un sésame dans le petit monde des amateurs de bons vins, nature de surcroît, et il fait généralement monter une brume d’émotion dans les yeux de la nouvelle génération de vignerons bio qui revendiquent son héritage.

Ni pour les paresseux, ni pour les radins, le métier qu’il professait était celui de l’excellence, du respect de la terre et de ses fruits, du sens de la vie, du partage et de la fierté du savoir-faire affiné au fil du temps.

Lorsqu’il a commencé, en 1973, à produire un Morgon et un Beaujolais non filtrés et sans sulfites, issu de vignes poussant sans produits phyto sanitaires sur un sol labouré à l’ancienne, beaucoup ont ricané.

Aujourd’hui, en France surtout, mais de plus en plus à travers le monde, d’excellents vins sont produits ainsi.

Y goûter, c’est changer son approche du vin, et, de fil en aiguille, des nourritures terrestres qui doivent l’accompagner.

 

Ce qui, il y a une dizaine d’années, avait pu apparaître comme une mode pour privilégiés, ceux qui avaient le temps et l’argent pour se procurer les meilleurs produits, les plus sains et les plus savoureux, est en passe de devenir une revendication du plus grand nombre : manger sans se ruiner et sans mettre en péril sa santé, de bonnes choses, qui ont été produites à proximité de chez nous, en respectant les saisons et en permettant à ceux qui nous les vendent de vivre de leur métier. Ce combat, le cuisinier Yves Camdeborde, fils d’un Sud Ouest généreux où on ne rigole pas avec les bonnes choses, il l’a mené depuis toujours .  Ce que l’on mange et ce que l’on boit chez lui, il est allé le trouver, sur place, créant avec les producteurs des liens d’amitié et de respect mutuel. Le dessinateur Jacques Ferrandez, amateur de bonne chère, l’a accompagné, deux années durant, à la rencontre de ces hommes et de ces femmes qui ont la passion de leur terroir et le respect de leur métier. Un reportage dessiné est né de ces voyages, « Frères de terroirs » édité chez Rue de Sèvres.

 

Pour en parler avec nous ce soir, Jacques Ferrandez et Yves Camdeborde sont les invités de l’Humeur Vagabonde

 

Pour prolonger la lecture de cet album

http://www.freresdeterroirs.fr/

 

Le reportage de Rémi Douat

Je suis allé dans les hortillonnages d’Amiens, un site exceptionnel de 300 hectares de marais modelés par l’homme, des petites parcelles de terre alignées les unes à côté des autres, séparées par un dédale de 65 km de canaux.

Au début du 20ème siècle, les hortillonnages faisaient vivre des centaines de maraîchers et permettaient de nourrir la ville d’Amiens.

Aujourd’hui, ils ne sont plus que sept à cultiver les légumes. Parmi eux, Jean-Louis Christen fait figure de résistant audacieux à la tomate venue d’Espagne dans des camions frigorifiques. Pour lui, l’avenir du beau et savoureux légume local est justement dans les hortillonnages.

 

Les archives de l’INA et les extraits sonores diffusés ce soir

Accroche de l’émission

Marcel Lapierre :Je fais un vin de fainéant et de radin !

Archive INA  « Terre à terre » Ruth Stegassy  29.12.2001- France Culture

 

Sébastien Bobinet, dans ses vignes , à Beaulieu :L’esprit du vin nature

L’humeur Vagabonde   09.10.13- reportage  Julien CERNOBORI 

 

Sébastien Bobinet ,Emeline Calvez  et Julien CERNOBORI à Beaulieu 

Dégustation :Des vins où l’énergie circule, « le vivant est là »

Dans cette création de vins , il y a  quelque chose de  viscéral :tu mets tes tripes et tu les remets sans arrêt

Archive INA  « L’humeur Vagabonde »   09.10.13- reportage Julien CERNOBORI  

 

Chasse  à la truffe à Tourtour (Haute Provence)  avec le chien Gribouille

Archive INA  « Nuits magnétiques » 02.01.1992 -France Culture 

 

Les couteaux que doit contenir une  valise de cuisinier  /lecture par Renée Elkaïm-Bollinger :

Archive INA  « De bouche à oreille » 15.10.2000  Renée Elkaïm-Bollinger  -France Culture